Tout droit sorti des fourneaux infernaux de la boutique Blizzard, Diablo est revenu semer la terreur en 2012 sur PC et consoles. Après une trêve de plus de onze ans, les développeurs californiens nous livrent leur nouvelle vision du Hack’n’Slash… pour le meilleur et pour le pire. Pourquoi revenir sur ce jeu après 4 ans d’existence ? Parce que le studio est réputé pour le suivi de ses jeux et qu’il a effectué un travail considérable. Revenons sur le parcours du jeu.

Asseyez-vous et écoutez-moi…

Pour être tout à fait franc avec vous, j’ai d’abord imaginé vous narrer l’histoire complète de la saga depuis Diablo premier du nom. Outre le fait que cela ne pesait pas loin de cinq pages, il y avait surtout du spoil sauvage et peut-être que certains d’entre vous souhaitent conserver les effets de surprise. Et puis, l’histoire est intéressante, certes, mais ne constitue pas le cœur de la série. Elle prétexte à l’univers employé pour vous plonger plusieurs milliers d’heures. Ce n’est pas une blague, rien que sur Diablo 3, j’en suis personnellement à plus de 1700 heures de jeu. L’histoire de Sanctuaire est donc une occasion pour vous captiver dans univers sombre, gore et empli de démons.

Cela n’empêche pas la production de Blizzard d’être extrêmement riche dans sa narration. D’abord en jeu, vous trouverez de nombreuses notes venant enrichir la trame principale. Parfois, ces notes concernent des personnages croisés dans un épisode précédent. Mais si vous cherchez à compléter vos connaissances sur Sanctuaire, vous pouvez tout de suite vous plonger dans les romans et divers ouvrages officiels, vous en apprendrez bien plus qu’en cours de jeu.

Et entre nous, une fois que vous aurez parcouru l’histoire une fois, vous aurez bien d’autres choses à faire… Si vous cherchez une expérience narrative proche de The Witcher 3, oubliez tout de suite…

Le véritable héritage de Diablo 3

Comme je le disais plus haut, ce qui nous scotche toutes ces heures n’est pas la narration de la série. Son univers et son design aident, mais le cœur du jeu est son gameplay. Là, oui, nous pouvons remonter un peu dans le temps pour comprendre comment la série s’est enrichie au fil des épisodes.

Le premier en lice, Diablo, a révolutionné son monde à sa sortie. Une idée toute simple mais alors jamais exploitée jusque-là, les commandes directes à la souris. Les RPG de l’époque, comme les dungeon crawler, avaient principalement des commandes au clavier, pas du tout intuitives. Il y eu bien quelques tentatives préalables comme Silver Ghost et First Queen, en 1988, deux Tactical RPG sur NEC PC-8801, Brandish en 1991 ou encore Ultima VIII en 1994. Mais dans tous ces cas, les commandes étaient bancales, et les jeux plus proches du tour par tour que du temps réel. Blizzard est passé dans le coin et a mis un petit coup de sa masse d’arme magique (oui, on ne peut pas vraiment évoquer de baguette magique en parlant du développeur californien…). Hop, comme par enchantement, tout devient plus fluide. On clique sur la carte pour se déplacer, attaquer et interagir avec l’environnement.

Le reste est un peu plus classique et introduit ce qui perdurera tout le long de la saga. A savoir des tonnes de monstres, quelques bosses, des milliers d’objets aux propriétés aléatoires et des cartes générées aléatoirement également. Vous l’aurez très vite compris et remarqué, le RNG (Random Number Generator) est très largement utilisé. Et vous pesterez contre un million de fois avant de le bénir pour cet objet aux statistiques parfaites.
Dans ce petit paragraphe, j’ai nommé deux éléments importants qui vous feront revenir encore et encore. RNG pour les objets, pour gagner en puissance et affronter les niveaux de difficultés plus élevés (traditionnellement Cauchemar et Enfer). La formule est addictive et ajoutez à cela les cartes aléatoires pour éviter la redondance, et vous avez une très bonne formule de base. Cette dernière va être très largement améliorée dans sa suite.
Du côté des personnages, vous pouvez incarner trois classes. On ignorera volontairement l’extension Hellfire qui n’a pas été produite par Blizzard et qui ne laissera pas les meilleurs souvenirs. La suite, en revanche, Diablo II et son extension Lord of Destruction, marqueront à tout jamais toute une génération de joueurs. Si si.

On prend la formule de base et on la perfectionne. Sept classes de personnages avec chacune trois arbres de compétences, cinq actes, des combats de boss fabuleux, une RNG de ouf avec des objets uniques de très grande qualité et qui affinent le gameplay, du jeu de hasard via les paris pour dépenser votre or, du craft avec le cube horadrim, les runes et les mots de runes pour le craft end-game qui vous demandera deux ou trois vies de farming si vous jouez solo. Ah, oui, Diablo II accueille des parties de huit joueurs avec lesquels vous pouvez échanger ou combattre via battle.net.
Le second opus a aussi introduit les saisons. Elles permettent aux volontaires de recommencer à zéro et c’est ensuite une course à la puissance sur une période donnée. Les joueurs saisonniers ont alors accès à des objets exclusifs à la saison en cours et souvent bien pétés, notamment les mots de runes. Encore une bonne occasion d’y passer des heures. Et pour les plus téméraires, le mode hardcore vient épicer le tout en proposant une vie unique au personnage. Tout est perdu à sa mort, vous êtes prévenus.

Enfin, Blizzard n’a jamais cessé d’amélioré et d’enrichir cette merveille du monde ludique. Il y a quelques mois, Diablo II et son extension recevaient sa mise à jour estampillée 1.14 lui permettant de tourner sur les machines actuelles (64 bits). Très bonne nouvelle donc pour les irréductibles farmers, ils peuvent enfin lâcher Windows XP pour Windows 10 (troll inside…).

L'ombre du grand frère

Tout n’est pas parfait sur Diablo II. Ses ombres conduiront Blizzard à faire des choix pour la suite, et on ne peut pas dire que ce soit leurs meilleures idées. Mais avant toute chose, comprenons comment fonctionne Diablo II.
Diablo II se fend de deux modes de jeu, solo en local ou multi en ligne. Jusque-là, tout va bien, rien à déclarer. Sauf que les fichiers des personnages sont stockés sur le disque dur côté joueur et il suffit d’un bête éditeur hexadécimal pour bidouiller son personnage, le rendre invincible et l’équiper de manière parfaite en seulement quelques minutes. L’avantage est de pouvoir tester des builds (synergie entre les compétences et les items), mais a de très gros inconvénients en multijoueur. En effet, les joueurs faussement les plus puissants viennent perturber les parties des joueurs traditionnels. Pour corriger cet état de fait, Blizzard propose aux joueurs de Diablo II un mode Fermé, en ligne uniquement, où les fiches personnages sont stockées côté serveurs. Impossible donc de les modifier. Ce mode de jeu est très courant chez les joueurs de Diablo II, même chez ceux jouant peu en groupe (il permet tout de même des échanges de temps en temps et d’avoir accès à ubber Diablo…).

Impossible de tricher ? Non, bien sûr que non. Diablo II permet d’échanger des objets entre joueurs. Et là, vous comprendrez très vite qu’un marché noir de vente d’objets contre de l’argent réel s’est rapidement installé. Ainsi, ceux qui passent à la caisse de ces vendeurs illicites, se voient contourner les lois du RNG et pourrissent ainsi les classements de saison. Malgré les vagues de bannissement contre ces tricheurs, Blizzard n’a jamais vraiment pu endiguer le phénomène et conduiront le géant américain vers les plus grandes erreurs de game design à la sortie de Diablo III.

Oui, ça fait déjà deux pages que je parle de Diablo et je n’ai pas encore écrit une seule ligne sur le troisième opus. J’y viens.

Le petit dernier est né !

Le 15 Mai 2012 voit arriver un monstre sur PC, Diablo III est enfin sorti après une longue période de test en bêta fermée. Ce jour-là, 4.7 millions de jeux seront vendus. C’est un record qui a son lot de désagréments. Même si Diablo III a été encensé par la critique pour ses qualités indéniables, tout le monde n’a pas pu y jouer lors de sa sortie. Un bug ? Non, ce serait mal connaître Blizzard. Leurs jeux sont soignés et rares sont les bugs qui empêchent de jouer. Non, la faute revient à l’erreur 37. Les serveurs de Blizzard étaient bondés et n’arrivaient pas à gérer le flux de joueurs, impossible donc de se connecter. Pas de problème, allons jouer en solo !

Et bien non, Diablo III requiert une connexion internet pour jouer. Oui, c’est moche, certains pestent encore aujourd’hui contre cette décision. Avant de parler de ce qui fait le sel de cet opus et d’évoquer les modifications portées au jeu depuis sa sortie, je vais parler tout de suite, là, maintenant, des gros problèmes de concept. Alors, il ne s’agit que de mon analyse, il n’y a aucun témoignage de développeur pour appuyer mes propos, je vous laisse vous faire votre propre avis. Mais je vous renvoie vers le chapitre de l’ombre du grand frère, à savoir Diablo II.

Pour éviter que les joueurs n’aient accès aux fichiers de leurs personnages et modifier à loisir leur équipement ou leur puissance, pour mettre chaque expérience de joueur sur un pied d’égalité, Blizzard a décidé que son Diablo III serait en ligne uniquement, même pour les joueurs solitaires. Fort heureusement, aucun abonnement n’est requis. DRM, quoi ? A la trappe… Le jeu appartient au studio californien, il le modifie régulièrement et l’impose à tous ses joueurs. D’un autre côté, sur Diablo II, les joueurs legits jouaient quasiment qu’en mode fermé en ligne… Et puis aujourd’hui, qui n’a pas de connexion internet ? Il faut bien avoir accès aux mises à jour non ? Autant d’arguments en faveur de ce choix. Choix justement que nous avions sur Diablo II, disparu aujourd’hui.

Et pourquoi nous avoir interdit ce choix ? Ah, j’ai compris… l’hôtel des ventes ! L’échange est toujours possible entre joueurs et il faut bien court-circuiter le marché noir de revente des objets les plus puissants. Ces objets seront la meilleure manière de progresser dans le jeu et les plus belles pièces seront très prisées. OUI MAIS, un hôtel des ventes en argent réel accompagne la sortie du titre. Oui oui, vous pouviez vendre directement des objets et récolter quelques euros… Blizzard, raflait au passage un joli pourcentage sur les ventes accomplies. Attendez, pardon, je corrige… Activision Blizzard ramassait le pactole, la firme appartenait par ailleurs au groupe Vivendi à cette époque. Je ne vous insulterai pas en expliquant la motivation de ces messieurs. C’était une grande première dans l’histoire vidéoludique et j’espère une grande dernière.

En Juillet 2013, Vivendi revend ses actions et l’éditeur sort une version console de Diablo III quelques mois plus tard, en Septembre 2013. L’engouement est fort également sur les machines de Microsoft et de Sony car le titre est particulièrement bien adapté à la manette. Pour des raisons techniques, les personnages sont sauvegardés sur les disques durs des consoles, à l’inverse de la version PC, et priveront donc les joueurs de l’hôtel des ventes en argent réel et plus tard des saisons. Aujourd’hui, l’absence de saison sur Xbox et Playstation est la seule différence notable entre les deux versions.

Et il a quoi dans le ventre ce p'tit bout ?

Sans surprise nous avons un hack’n’slash dans la grande tradition du studio américain. On a le choix entre cinq classes : barbare, moine, sorcier, féticheur et chasseur de démon. Chacune de ces classes dispose de son propre gameplay pour varier les plaisirs. Par contre, exit les arbres de compétences, place aux compétences tout court. Vos builds seront donc une association de six compétences actives et de trois compétences passives, ni plus ni moins. Vous pouvez changer ces compétences à la volée hors combat (et hors faille supérieure, dont je parlerai beaucoup plus loin.). Ce choix permet à Blizzard de limiter le nombre de personnages par joueur. Pour les amoureux de la personnalisation, oubliez tout de suite, on ne peut choisir que le sexe du personnage et cela n’a d’incidence que sur l’aspect visuel.

Un système de craft fait aussi son apparition via deux artisans : le forgeron et le joaillier. Le premier permet de recycler les objets inutiles en matériaux et à la fabrication d’armes et d’armures, générées aléatoirement elles-aussi. Le second, permet la création de bijoux et l’amélioration des gemmes, toujours aussi puissantes lorsqu’elles sont enchâssées sur vos items. Pour le reste, Diablo III, à sa sortie, empreinte énormément à son grand frère en allégeant toutefois quelques mécaniques. Enfin, vous n’êtes pas obligé de cliquer sur un tas d’or pour le ramasser, passer à proximité suffit, pour le reste, vous devrez cliquer dessus. C’est le seul allègement notable.

Plusieurs pièces d’équipement viennent définir la puissance de votre personnage le long des soixante niveaux et des quatre niveaux de difficulté proposés par le jeu. Vous devez donc amasser de l’expérience le long des quatre actes directement inspirés du précédent opus : La région de Tristram, Le désert de Caldeum, Les Remparts de la Redoute et les Cieux. Ajouté aux traditionnels modes Normal, Cauchemar et Enfer vient un petit nouveau : Armageddon. Il était très épicé celui-là dans sa version originelle. On s’est tous cassé les dents dessus et vaincre Diablo représentait un sacré challenge. On se souvient de quelques vidéos où des joueurs l’affrontaient en Hardcore (une seule vie) pendant près de 45 minutes. Ainsi, le jeu s’appréhendait de la même manière que son grand frère, refaire en boucle l’histoire ou des portions de l’histoire (des runs). On farmait ainsi toujours les mêmes monstres et environnements. Et on farmait les pièces d’or pour ensuite les dépenser dans l’hôtel des ventes pour s’équiper… puisque le loot manquait de générosité.

On note également la présence de trois compagnons : Templier, Brigand et Enchanteresse. Ces trois PNJ vous accompagneront lors de vos séances de jeu solo et vous dévoileront progressivement leur histoire respective. Evidemment, il est possible de jouer en groupe de quatre joueurs dans Diablo III. Les monstres se voient renforcés et ils donnent plus d’expérience et plus d’or à leur mort, une manière d’inciter les joueurs à jouer en groupe.

Blizzard a donc déployé une caisse à outils sociaux qui permettent de créer des clans (à la manière d’une guilde sur d’autres MMORPG) et d’une liste d’amis commune avec Battle.net. Si cela ne suffit pas, il est possible de créer ou de rejoindre des parties publiques pour jouer avec de parfaits inconnus. Nous ne sommes pas à l’abri d’une rencontre plaisante mais je dois bien avouer que le comportement des joueurs sur ces parties laisse parfois à désirer.

De plus, côté technique, le jeu n’est pas très gourmand et tourne sur la plupart des machines, le rendant accessible aux configurations les plus modestes. J’ai réussi à le faire tourner sur une machine de 2004, j’ai eu du mal à y croire. Le tout est agréable à l’œil sans non-plus vous péter la rétine. Il y a énormément de choses affichées à l’écran et Blizzard s’évertue constamment à améliorer la lisibilité à l’écran.

Mais hors la connexion obligatoire et l’hôtel des ventes en argent réel cités plus haut cet opus embarque un gros défaut : le RNG est trop aléatoire. Un comble ! Les objets les plus puissants de classe Légendaire ou d’Ensemble se voyaient parfois attribuer des statistiques complètement nulles et inutiles à votre classe. L’exemple du chapeau de sorcier avec un bonus en Force est assez éloquent. Ces objets étaient extrêmement rares à trouver pour le peu de puissance supplémentaire qu’ils apportaient. Le gros défaut de ce Diablo III était la gestion du butin (loot). On trouvait seulement son bonheur à l’hôtel des ventes (argent réel ou non). Pourtant, une des clés de satisfaction dans un hack’n’slash ou dans tout RPG qui se respecte est de trouver soi-même la pièce d’équipement qui marquera la différence.

Dans son état originel, Diablo III avait un très fort potentiel que ses trois principaux défauts ont manqué d’étouffer. Fort heureusement, Blizzard est coutumier des patchs correctifs, d’équilibrage ou de modification profonde du gameplay. L’ensemble de ces mises à jour, parfois importantes, ont toujours été gratuites.

Les méandres des statistiques et d'équipement

Diablo III est un hack’n’slash (HnS) et comme tous ses semblables, il propose un système complexe de statistiques. Ces précieux nombres viennent décorer votre feuille de personnage et définissent sa puissance. On peut les décliner en plusieurs catégories : Base, Attaque, Défense, Soin et Utilitaire. Et chacune de ces catégories peut aussi se diviser en Primaire ou Secondaire. Oh oui, ça a l’air compliqué… et c’est surtout d’une terrible précision. Autant vous familiariser avec les pourcentages et les probabilités, mathématiquement parlant ! Et si vous souhaitez atteindre les plus hauts niveaux de difficulté, vous ne devez en négliger aucune, les équilibrer et les mettre en harmonie avec votre build. En sachant que les objets sont la principale source de ces statistiques et qu’ils sont générés aléatoirement… Vous allez en passer du temps pour optimiser votre personnage !

La liste est longue… et il existe une myriade de guides disponibles sur internet. Le propos ici n’est pas d’en concevoir un puisqu’il faut un site entier pour y parvenir. Vous trouverez ces liens tout à la fin de cet article. Et puis, à ce sujet rien ne remplace l’expérience de jeu et quelques camarades vous donnant des trucs et astuces pour parfaire votre personnage. Et même si l’envie irrépressible d’écrire un guide se fait sentir, il serait vite obsolète avec la prochaine mise à jour du jeu. Autant vous conseiller les meilleurs sites régulièrement mis à jour.

C’est aussi vrai côté équipement. Vous trouverez un nombre incalculable de pièces d’armures et d’armes, mais aussi de gemmes aux propriétés variées. Ce qui nous intéresse le plus, l’end-game, sont les objets légendaires et d’ensemble. Ces objets légendaires à l’allure unique vous donneront des statistiques améliorées et peut-être un pouvoir spécial. Les objets d’ensemble (set) révèlent leur puissance une fois qu’ils sont portés en même temps. Ils sont dédiés à une classe en particulier et décupleront la puissance de certaines compétences. Ces bonus de set ont trois niveaux : 2 pièces, 4 pièces et 6 pièces. Les gemmes enchâssées trouveront des bonus différents selon la pièce d’équipement où elles seront fixées ; vous pourrez toujours les retirer moyennant quelques milliers de pièces d’or. On regrettera cependant que l’équilibre des effets de ces gemmes soit un peu bancal, surtout au niveau des armes. Le bonus aux dégâts des émeraudes est trop élevé pour s’en priver.

Enfin, lorsque que vous combinerez tous ces éléments, vous obtiendrez une fiche personnage complexe et détaillée. Là-dessus, le jeu est plutôt juste et bien foutu dès sa sortie, nous n’en attendions pas moins.

Deux petites années d'égarement

Blizzard sentait bien que son jeu était perfectible et la communauté fidèle à la firme ne s’est pas gênée pour lui dire via ses forums officiels. Et pourtant, Blizzard a fait des choix qui me paraissaient hésitant à l’égard des problèmes posés sans vraiment s’attaquer à leur source.


Nous avons d’abord eu le droit à une série de lissage dans la courbe de difficulté du mode Armageddon. En effet, l’acte I était déjà bien coriace mais un nouveau mur nous attendait à l’acte II et ses foutues guêpes des sables (tu t’en souviens si tu es un vrai…). Ensuite, c’est tout le mode Armageddon qui a été revu à la baisse, ce nerf permit aux joueurs les moins aguerris de le terminer. Cependant, la difficulté moindre brisait un peu le plaisir des joueurs de plus haut niveau qui roulaient littéralement dessus.


Alors Blizzard a eu l’idée étrange d’ajouter la Puissance des Monstres à ses difficultés. Graduée de 0 à 10, cette réglette permettait d’affiner la difficulté du jeu et d’en repousser les limites. Ainsi, les joueurs les plus puissants allaient en Arma PM10 pour farmer leurs pièces d’or (PO). Chaque cran de cette réglette promettait plus d’or et plus d’expérience. Mais que faire de toute cette expérience une fois le niveau 60 atteint ?


Blizzard introduit alors le premier système de niveaux Parangon. Ce système permettait de repousser un peu les limites de son personnage une fois le niveau 60 atteint. Au nombre de 100, ces niveaux augmentaient petit à petit les statistiques principales du personnage et demandaient du farming intensif.


D’équilibrage en nerf, en passant par les correctifs, ces mises à jour n’ont pas fondamentalement changé le game design de Diablo III, pour cela il faudra attendre l’extension Reaper of Souls et son directeur de jeu : Josh Mosqueira.

 

Le faucheur d'âmes


Le 25 Mars 2014, Blizzard met un grand coup de pied dans la fourmilière de son propre jeu. L’extension Reaper of Souls propose de grands changements pour le troisième volet de la saga et surtout, l’éditeur prend une décision importante : la suppression de l’hôtel des ventes. Outre la grogne des joueurs montante, l’éditeur commençait à être inquiété par quelques enquêtes de fraudes fiscales dans différents pays. A mes yeux, la disparition de l’hôtel des ventes est la meilleure chose qui pouvait arriver à Diablo 3. Mais Blizzard n’a pas chômé et nous propose une refonte complète.


Reaper of Souls ajoute un cinquième acte, la nouvelle classe du Croisé, repousse le niveau maximal à 70, un nouveau mode de jeu, un nouveau système de Parangon, une nouvelle gestion de la difficulté, un nouvel artisan, des nouveaux pouvoirs et un nouveau système de butin… rien que ça !


Nombreux sont ceux à s’être moqué de la charte graphique de Diablo 3, jugeant ses couleurs trop flashies. Lors du reveal d’ailleurs, une frange de la communauté parlait de Diablo 3 comme des Bisounours (ce qui nous vaudra le troll de blizzard avec son niveau des Poutounours…). Le nouvel acte de l’extension balaie tout cela d’un revers et propose un Ouestmarch sombre et glauque, assez proche de l’ambiance de Diablo II en vérité. Elle me fait penser à l’Europe moyenâgeuse lors de la Peste Noire.


L’histoire vous envoie à la poursuite d’octobre rouge… non, pardon, à la poursuite de Malthael après qu’il ait dérobé la Pierre d’Ame Noire. Il opposera ses légions de faucheurs à votre pouvoir gigantesque lorsque vous combattrez dans les rues de Ouestmarch et ses alentours. Vous finirez par le débusquer dans Pandemonium et peut-être parviendrez-vous à arrêter la mort. Bon, je vous spoil : rien n’est impossible pour un Nephalem.


De nombreux events et récits parallèles escortent la trame principale. Par exemple, les artisans et compagnons se verront dotés d’arcs scénaristiques distincts. On n’y gagne pas grand-chose sinon d’explorer le lore un peu plus. De toute façon, on abandonne rapidement le mode histoire pour se focaliser sur le mode aventure qui ne s’embarrasse pas d’un scénario.


Qu’est-ce donc le mode aventure ? Eh bien, d’abord pour y accéder, vous devez finir le mode histoire. Ensuite, toute la carte vous sera accessible via les portails. Il y a plusieurs activités, pour varier les plaisirs. D’abord les primes, dans chacun des cinq actes, vous avez cinq missions à accomplir. Une fois accomplies, Tyrael vous donnera un bonus d’or, de cristaux de sang et d’objets légendaires disponibles uniquement dans ces caches horadrims.


Vous pouvez ensuite faire une faille Nephalem en activant un pilier situé en ville. Un portail s’ouvre et vous envoie sur une map générée aléatoirement, tant niveau de la forme que du contenu… à savoir des hordes de monstres. Dans ces failles, des créatures de l’acte I côtoient celles des autres actes pour votre plus grand plaisir. Vous y gagnerez plus d’expérience et vous avez plus de chance d’obtenir des objets légendaires. Dans ces failles, vous remplissez une jauge en tuant des monstres. Une fois pleine, un gardien de faille apparaît près de vous. En le tuant, vous récupérer du butin et encore ces fameux cristaux de sang.


Ces cristaux seront échangeables chez Kadala, la nouvelle marchande (et fille de Gheed, marchand de Diablo II). En fait, vous parierez sur des pièces d’équipements en espérant obtenir l’objet tant convoité. En fonction de votre chance vous appellerez ce marchand Quedalla ou Kadaloot…


Il y a un nouvel artisan, que vous fréquenterez bien plus souvent que les autres… Non pas à cause de ses formes très généreuses, Myriam la Mystique possède des pouvoirs très intéressants. D’abord, la transmogrification. Derrière ce nom barbare, directement importé de World of Warcraft, se cache la possibilité de changer l’apparence de votre équipement. C’est très inutile vous me direz, sauf qu’on ne se privera pas d’un peu de personnalisation de nos personnages. En couplant la transmo avec l’utilisation de teintures, vous pourrez esthétiquement améliorer votre personnage. Ça ne coûte presque rien alors autant en profiter.


Sa deuxième compétence vous sera au contraire extrêmement utile puisqu’elle permet de modifier une caractéristique sur une arme, une pièce d’armure ou un bijou. Vous n’avez pas de châsse sur votre amulette ? Pas de problème, en sacrifiant la caractéristique que vous jugerez la moins utile, vous la transformerez en châsse pouvant accueillir de précieuses et puissantes gemmes. Attention, vous ne pouvez le faire seulement sur une seule caractéristique. Vous pourrez néanmoins la reroll à volonté… mais prenez garde, les tarifs augmentent très rapidement.

Des changements profonds


Outre ces ajouts forts sympathiques qui modifient déjà énormément la façon de jouer à Diablo 3, d’autres paramètres sont complètement retournés et transcendent complètement l’expérience de jeu. D’abord, il faut savoir qu’avec la fermeture des hôtels des ventes, et pour empêcher la vente d’objets sur le marché noir, Blizzard a restreint les échanges d’objets entre joueurs. Vous ne pourrez échanger qu’avec les joueurs présents dans votre groupe lorsque l’objet est obtenu et pour une période de deux heures maximum.


Heureusement, Reaper of Souls est accompagné d’un nouveau système de butin, sobrement nommé Loot 2.0. Les objets que vous trouverez seront plus orientés pour votre classe. Ainsi en jouant barbare, vous n’obtiendrez que très peu d’objet avec la caractéristique intelligence. Le nombre d’objets normaux, magiques et rares diminuent pour ne pas remplir vos sacs tous les 50m. Et les objets légendaires et d’ensembles trouvent enfin la puissance qui leur manquaient.


Le système Parangon passe lui aussi en 2.0 et vous permet d’obtenir des niveaux illimités au-delà du niveau 70. Chacun de ces niveaux parangons vous octroie un point à distribuer dans l’une des quatre catégories. Au niveau Parangon 800 (P800 pour les intimes), toutes vos catégories seront remplies, vous pourrez alors augmenter votre caractéristique principale et votre vitalité à volonté. C’est une belle manière de récompenser les joueurs les plus assidus avec un compteur d’heures à quatre chiffres.


La difficulté est aussi toute chamboulée et prend le chemin inverse de ce que l’on connaissait. Auparavant, la difficulté fixait les niveaux des monstres que vous affrontiez. Maintenant, les montres ont toujours votre niveau et la difficulté choisie augmente leur résistance et leurs dommages de façon singulière. Heureusement, l’or et l’expérience obtenues sur ces créatures subissent la même augmentation. A partir de la difficulté Tourment, vous pouvez obtenir des objets d’ensemble très puissants. Ce cap, Tourment, se décline jusqu’au Tourment 6 (T6) pour toujours repoussez vos limites. Alors, dit comme ça, ce changement semble mineur, mais vous comprendrez très rapidement pourquoi je l’ai placé dans ce paragraphe.

Deux années de travail


Blizzard n’a pas oublié sa politique de mise à jour et je dirai même qu’ils ont effectué un travail beaucoup plus impressionnant depuis la sortie de RoS. Je vais tenter ici de vous parler de toutes les modifications apportées par les développeurs. Pour bien comprendre, je distingue trois types de mises à jour

  • Les correctifs qui concernent les bugs et l’équilibrage, je n’en parlerai pas

  • Les patchs mineurs essentiellement basés sur l’équilibrage des classes et des difficultés, sans apport majeur au gameplay

  • Les patchs majeurs qui modifient sérieusement le gameplay et ajoutent du contenu


Nous sommes aujourd’hui (Août 2016) à la version 2.4.2 de Diablo 3 Reaper of Souls. Blizzard a aussi une nouvelle politique pour les objets légendaires, ils tentent de rendre chacun de ces objets très utiles, puissants et essentiels pour les builds les plus poussées. Les patchs arrivent maintenant au gré des saisons, soit tous les trois mois. Mais que s’est-il passé durant ces deux années ?


D’abord, nous avons eu le droit à l’implantation des failles supérieures. Le principe est le même qu’une faille Nephalem, c’est-à-dire une zone à nettoyer. Quand vous tuez des monstres une jauge se remplie et une fois pleine un Gardien de Faille apparaît. Dans les failles supérieures (GR) vous n’obtiendrez du butin que sur ce fameux boss et l’épreuve est chronométrée. Autre caractéristique, la difficulté de ces failles est indépendante de votre partie et théoriquement illimitée. Le niveau d’une faille représente sa difficulté, par exemple une GR25 correspond à du T6.


L’autre ajout important concerne les saisons qui font leur grand retour ! Les joueurs saisonniers se voient redémarrer à zéro tous les trois mois environ. Bien sûr les personnages créés et l’ensemble du butin, ressources et expérience amassés viendront s’ajouter à ceux déjà cumulés. Le mode saison (ladder pour les intimes) comporte des récompenses d’ordre esthétique et la possibilité d’agrandir son coffre. Les saisons sont intéressantes pour les plus gros joueurs si vous comptez jouer le classement, sinon, pour découvrir une classe le mode saison s’y prête merveilleusement bien. Contrairement à Diablo II, il n’y a pas d’objet ou de craft unique aux saisons, à l’exception des éléments cosmétiques, vous trouverez le même butin en mode normal.


Il y a eu d’autres ajouts comme deux nouvelles zones (avec nouveaux monstres ou nouveaux skins de monstres) jouables en mode aventure, l’implantation des objets légendaires anciens (d’une qualité nettement supérieure), le cube de Kanaii vous permettant d’obtenir trois pouvoirs légendaires supplémentaires et un craft end-game plus intéressant. Enfin les gemmes légendaires aux pouvoirs fantastiques. Ces gemmes peuvent être améliorées lorsque vous réussissez une faille supérieure et son pouvoir augmentera à mesure que vous grimperez dans les GR.


La difficulté générale a été repoussée à Tourment 13 (T13) qui correspond à un GR60. La version PC accueille les bonus de série présents dans la version console. A savoir un bonus d’expérience pouvant aller jusqu’à X4 (hors failles) lorsque vous enchaînez les monstres par palettes de 100. Enfin, il y a eu de gros équilibrages entre les classes et entre les objets d’ensemble de ces classes. Comme il est dit plus haut, Blizzard s’évertue à offrir un maximum de possibilités viables et amusantes à très haut niveau de jeu. Bien sûr, l’équilibre parfait n’existe pas, mais on souligne l’effort de diversité.

Les versions consoles


Je prends l’espace d’un petit paragraphe pour évoquer le jeu sur les machines de Sony et Microsoft même si personnellement je suis très attaché à la version PC et au combo clavier/souris (et la communauté des nephalems est nettement plus présente et active sur PC). Cependant, je dois reconnaître que Blizzard a effectué du bon boulot, le jeu à la manette est agréable et bien pensé. Le seul bémol concerne le fichier de sauvegarde sur le disque dur des machines et il y a donc en multijoueur une pléthore de personnages complètement pétés artificiellement.


Il y a deux versions console de Diablo 3. D’abord sur PS3 et X360, vous trouverez la version originelle du jeu, avant. Pour jouer à RoS il faudra racheter la nouvelle édition du jeu (Diablo 3 Ultimate Evil Edition) également disponible sur PS4 et Xbox One. Cette version comprend Diablo 3 et son extension vendue aujourd’hui au prix de l’extension seule sur PC (pour la petite info).


Aujourd’hui, la seule différence notable entre la version PC et console réside dans les saisons absentes sur les machines de Sony et Microsoft. On notera que le jeu à la manette permet un mouvement supplémentaire d’esquive et… c’est tout. Les consoleux bénéficient du même soin et des mêmes patchs de la part de Blizzard.


Note : je ne suis pas certain que les joueurs PS3 et X360 bénéficient de ces MàJ

Tout le monde n'est pas content sur Diablo 3


Effectivement, une certaine frange de la communauté gronde encore malgré la régularité des mises à jour. D’accord, certaines sont plutôt pauvres, comme cette version 2.4.2 qui ne propose pas d’ajout de contenu mais il faut garder à l’esprit que ces mises à jour sont gratuites et que Blizzard continue son travail de peaufinage depuis maintenant quatre ans en nous faisant repasser à la caisse qu’une seule fois pour l’extension… là où d’autres éditeur moins scrupuleux se seraient gavés en DLC onéreux.


On reproche régulièrement à Diablo 3 RoS des combats de boss nullissimes. Il est vrai qu’à l’exception de Malthael, nous sommes loin des combats de boss de Diablo 2. Ces adversaires sont surtout attachés au mode histoire. Une fois achevée, vous passerez votre vie en mode aventure et vous croiserez les boss que rarement au détour d’une prime. Non, si vous cherchez des combats de boss plus compliqués, il faudra faire de la GR de haut niveau. Les gardiens de faille et certains élites peuvent représenter une menace tout à fait sérieuse.


Certains joueurs attendent une seconde extension qui ne semble pas vouloir pointer le bout de son nez. Ils espèrent une nouvelle classe et un nouvel acte pour stimuler de nouveau l’intérêt du jeu. Personnellement, je ne crois pas à un deuxième add on. Si l’histoire doit être continuée, ce sera surement dans le quatrième opus (RDV dans huit ans donc…) et l’ajout d‘une classe pourrait bouleverser tout l’équilibre du jeu. Beaucoup veulent le retour du nécromancien avec ses invocations et ses malédictions… un peu ce que le féticheur propose aujourd’hui. Peut-être un druide avec ses changements de formes pour le combat, nous ne sommes pas à bout de spéculations. Je pense très sincèrement qu’une extension serait malvenue sur console. Je ne connais pas bien la communauté de joueurs dessus, mais je les imagine mal se voir proposer un DLC à 40€ pour un acte et une classe supplémentaire. Puisqu’en apparence l’ajout de contenu se limiterait à cela, sans regarder tout ce qui est modifié dans le cœur du jeu, cette façon de faire est plus répandue sur PC.


Outre le mode connecté obligatoire largement évoqué dans ces lignes, on regrette l’absence d’un mode PVP. Enfin, il est possible de se foutre joyeusement sur la gueule dans des arènes prévues à cet effet mais les personnages sont devenus tellement puissants que ces combats ne riment à rien, sinon à s’amuser cinq minutes. Ce mode de jeu avait été promis avant l’extension et je crois sincèrement qu’il a été complètement abandonné par Blizzard. Adieu le PVP sauvage de Diablo 2 et de sa collection d’oreilles, adieu les PK (Player Killer) en hardcore… De mon côté, ce mode ne me manque pas trop et le coop est particulièrement soignée, rien à voir, mais je trouve que cette direction est plus juste pour un Hack’n’Slash.


Enfin, aussi étrange que cela puisse paraître, on reproche à Diablo 3 de ne pas être Diablo 2 reskinné ! C’est fou non ? Le troisième opus se veut plus accessible sur tous ses aspects mais sait se montrer corsé à haut niveau. Les mécaniques sont complétement différentes et c’est la fête au loot. Par exemple, en saison, en dix heures environ, on est équipé pour le T6 sans se forcer. Reste l’optimisation, mais Blizzard nous propose très vite d’entrer dans le vif du sujet, sans s’embarrasser d’histoire et farming à bas niveau. C’est un choix du développeur, si cette idée vous insupporte, il vous reste Diablo 2 et quelques concurrents que j’évoquerai plus bas.


Pour ma part, je soulignerai que la triche n’a pas été complétement bannie. Certains joueurs utilisent des programmes pour jouer. Parfois ces programmes facilitent la lecture à l’écran et fournissent des informations capitales et d’autres usent de bots comme des cochons. Ces programmes automatiques faussent complètement les différents classements, et là réside leur seul véritable impact. Nous garderons en mémoire un streamer qui a lancé son bot en oubliant de se déconnecter de sa diffusion vidéo. Une véritable avalanche lui est tombée dessus… C’est plus simple de prétendre au top 10 quand un robot farme pour vous… De temps en temps, Blizzard procède à des vagues de bannissements de comptes pour tricheries ou exploitations frauduleuses de bugs. Ça arrive, soyez prévenus.


En mettant les pâtes dans la machine de Blizzard, vous devez savoir à quoi vous attendre. J’espère que cet article vous a aidé à y voir plus clair. Je vais vous résumer maintenant l’activité sur Diablo 3 RoS. D’abord vous faîtes des primes pour récupérer des compos pour votre Cube de Kanaii (cinq missions par acte, il faut entre 10 et 15 minutes pour boucler un acte). Vous irez ensuite faire des failles Nephalem pour récupérer des cristaux de sang et des clés de faille supérieures. Et vous filerez en Faille Supérieure pour récolter du butin, des gemmes légendaires et les améliorer. Et ainsi de suite, en boucle, pendant des milliers d’heures que vous ne verrez même pas passer.


Vous pouvez bien sûr de temps en temps faire d’autres petites activités rigolotes comme le niveau des poutounours, le niveau des vaches-qui-n-existe-pas et les übbers boss, très marrant. De l’aveu des développeurs, Diablo 3 est conçu pour être jouer par cycle. Le jeu se consomme par période, pour le laisser de côté un moment et y revenir plus tard. Diablo 3 devient alors un fil rouge dans sa vie de gamer, on y joue plus ou moins intensément et à la fin, on cumule les heures de jeu. Combien de jeu peuvent prétendre accrocher des joueurs aussi longtemps ? Et si vous vous ennuyez à la 500ème heure, ben je trouve que l’expérience vaut le coup aujourd’hui, où des triple AAA se termine en 8h et sans rejouabilité…

Du coté de la concurrence

On pourrait croire que le Hack’n’Slash est un jeu de niche ultra-orienté et qu’il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Et pourtant, dans ce paragraphe je ne parlerai que des excellents HnS proposant une expérience très différente à Diablo 3. Après tout, peut-être que vous trouverez votre bonheur ailleurs.

DIABLO 2

Le premier est Diablo 2 Lord of Destruction lui-même. Le prédécesseur de Diablo 3 n’a pas encore rendu son dernier souffle, il y a toujours de l’activité dessus. Cependant, les mécaniques old-school sont plutôt raides à l’heure actuelle et les graphismes peuvent vous piquer les yeux. Ceci-dit d’un point de vue technique, il n’est pas du tout gourmand. L’univers est plus glauque et plus sombre…. Aaah le light radius… Jeu entièrement en français.
http://eu.blizzard.com/fr-fr/games/d2/

TORCHLIGHT 2

Torchlight 2 est directement inspiré de Diablo 2, puisque l’équipe de développement est partiellement composée d’anciens de chez Blizzard North. Formidable. Le jeu se veut plus cartoon avec un petit penchant steampunk mais les graphismes piquent moins la rétine que D2. Les classes sont vraiment différenciées dans leur gameplay et un animal de compagnie vous soulagera de la basse besogne (vider les sacs en ville chez le marchand par exemple). Le jeu est entièrement en anglais.
http://www.torchlight2game.com/

TITAN QUEST

Le concurrent de la grande époque de Diablo 2, arrivé tardivement, est Titan Quest. Le jeu a bien vieilli aussi mais propose une vision radicalement différente en termes de gameplay et de classe. Et puis, le cadre change puisque le jeu nous plonge dans la mythique Grèce antique. Il m’a laissé un bon souvenir mais il peut vite devenir redondant. Et de toute manière, il a un successeur spirituel. L’interface est en français.
http://www.titanquestgame.com/

GRIM DAWN

Grim Dawn est le hack’n’slash le plus récent et largement inspiré de Titan Quest dans ses mécaniques. L’univers, glauque et complexe vous captivera un long moment. Il est plus exigeant que Diablo 3. Je ne l’ai pas testé personnellement mais je n’entends que du bien à son propos. Interface et sous-titres en français.
http://grimdawn.com/

PATH OF EXILE

Enfin, Path of Exile est un Hack’n’slash très récent mais très orienté old-school et surtout dédié aux hardcore gamers. La RNG est poussée à son paroxysme et les mécaniques dans leurs derniers retranchements.  C’est un mélange fou entre Diablo 2 pour le gameplay et la pâte graphique, Final Fantasy 10 pour le sphérier des compétences passives et Final Fantasy 7 pour les compétences actives qui ressemblent beaucoup au système des matérias. Le jeu est en free to play (avec shop cosmetique) et possède toutes les fonctions dignes des meilleures HnS (Saison et Ligue). Jeu entièrement en anglais (mais je crois qu’il existe une traduction FR réalisée par les fans).
https://www.pathofexile.com/

Voilà, il ne reste plus qu’à faire votre choix.

Quelques liens utiles pour Diablo 3 Reaper of Souls

Je vous avais promis quelques liens pour D3, les voici donc :

Site Officiel : http://eu.battle.net/d3/fr/
Vous y trouverez tout ce dont vous avez besoin de savoir. Du calculateur de talent à la liste exhaustive des objets. Vous pouvez y retrouver les classements et les fiches des autres personnages ainsi qu’un forum animé par la communauté. L’activité est en baisse sur les forums officiels mais on y trouve des discussions très intéressantes autour du jeu.
Judgehype : http://diablo3.judgehype.com/
Judgehype est un fansite de blizzard et vous y trouverez une très importante communauté francophone passionnée par les jeux de l’éditeur californien. Vous y trouverez de très nombreuses informations, un forum très riche et quelques rubriques sympathiques. Si vous êtes fan d’un jeu Blizzard vous ne pouvez pas passer à côté de Judgehype !
Diablo Fans : http://www.diablofans.com/
Son nom indique clairement l’orientation du site qui est une vraie mine d’information. Communauté anglophone.
Diablo Progress : http://www.diabloprogress.com/
Ce site est un peu particulier puisqu’il vous aidera surtout à travailler vos statistiques offensives. Je m’en sers pour calculer mon eDPS (qui prend en considération de nombreux éléments) et connaître quelle statistique privilégier pour optimiser mes dégâts. Pour le reste, aux dernières nouvelles, le site n’est pas très à jour dans ses classements.
Millenium : http://www.millenium.org/diablo-3/
L’équipe de Millenium ne vous est pas étrangère si vous vous intéressez un peu à l’e-sport. Il n’y a pas de compétition Diablo 3 mais Millenium possède une équipe très active autour du jeu. Ils dispensent d’excellents conseils. La page est très orientée performance in-game, ne passez pas à côté.

Crédits : Activision Blizzard – Les screenshots sont personnels – Editeurs respectifs pour les autres jeux et Youtube/POPnGAMES